Papiers, chiffons, pétales de fleurs ou paysages étranges ? Des formes s’enchevêtrent, froissées, déchiquetées, masses qui s’opposent et se répondent, divisant l’espace de la toile en  régions aux frontières incertaines. En arrière fond de cette affrontement, des trouées claires laissent deviner un abîme de lumière dans lequel flotte cet alphabet tellurique écrit à larges coups brosses. Mais le conflit n’est qu’apparent, l’énergie ici est positive, elle construit l’espace de l’image en s’appuyant sur la couleur et les accidents de la matière induits par le geste du peintre. La complémentarité des tons comme l’opposition chaud/froid ou clair/sombre,  le geste délié ou retenu et la géométrie raisonnée de l’ensemble mènent ainsi à  l’équilibre dynamique de l’image.

 Ayoun Koleith Critique d’art

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